Présentation des fonds

Introduction générale

En raison de l’ancienneté de la famille des Escotais, de la diversité des fonctions exercées par ses membres (seigneuriales, militaires, ecclésiastiques, administratives et diplomatiques) et des déplacements successifs de ses différentes branches, les archives relatives à la famille ne constituent pas un fonds unique et homogène.
Elles sont aujourd’hui largement dispersées, tant en France qu’à l’étranger, entre des services d’archives publiques, des bibliothèques patrimoniales et plusieurs fonds privés constitués à différentes époques.

La présente page a pour objet de présenter de manière synthétique les principaux fonds identifiés, en indiquant, pour chacun, la nature des documents qu’il contient et leur intérêt pour l’histoire de la famille et de son environnement.


Fonds nationaux

Archives nationales (Paris et Pierrefitte)

Les Archives nationales conservent un ensemble très important de documents dispersés dans plusieurs séries.

On y trouve notamment :
– de très nombreux actes notariés (contrats de mariage, donations, inventaires après décès, successions) ;
– les lettres patentes d’érection du comté des Escotais (1755) et leurs enregistrements ;
– des dossiers liés aux charges militaires et administratives ;
– des actes de reconnaissance, de notoriété et de contentieux familiaux au XIXᵉ siècle.

Ces fonds sont essentiels pour établir la continuité juridique, patrimoniale et statutaire de la famille.


Bibliothèque nationale de France – Département des manuscrits

La BNF conserve plusieurs fonds majeurs issus du Cabinet des titres et de travaux de généalogistes d’Ancien Régime.

On y trouve :
– des preuves de noblesse (fonds Hozier, Chérin, Carrés d’Hozier) ;
– des arbres généalogiques officiels établis pour l’accès aux charges, honneurs et ordres ;
– le dossier Lépine (copies d’archives familiales réalisées au XIXᵉ siècle) ;
– des fragments de chartriers anciens aujourd’hui disparus.

Ces documents jouent un rôle central dans la reconstitution généalogique longue de la famille.


Archives du ministère des Armées (Service historique de la Défense)

Les archives du ministère des Armées conservent de nombreux documents relatifs aux carrières militaires de plusieurs membres de la famille des Escotais, du XVIIᵉ au XXᵉ siècle.

On y trouve notamment :
– des dossiers individuels d’officiers (états de services, nominations, décorations) ;
– des pièces relatives aux campagnes militaires menées sous l’Ancien Régime, la Révolution, l’Empire et les conflits contemporains ;
– des documents concernant l’armée royale, l’armée des émigrés, les armées étrangères (notamment britannique) et l’armée française moderne ;
– des dossiers de pensions militaires et de reconnaissance de services.

Ces archives permettent de documenter de manière précise la continuité de l’engagement militaire de la famille et d’établir des chronologies professionnelles fiables.


Archives du ministère des Affaires étrangères

Les archives du ministère des Affaires étrangères conservent les documents relatifs aux fonctions diplomatiques et consulaires exercées par certains membres de la famille, principalement à la fin du XVIIIᵉ et au début du XIXᵉ siècle.

On y trouve notamment :
– des dossiers de nomination et de correspondance officielle ;
– des échanges entre agents consulaires et l’administration centrale ;
– des pièces relatives aux postes occupés à l’étranger, notamment en Afrique du Sud et à Gibraltar ;
– des documents portant sur le statut administratif des intéressés (missions, congés, traitements, évaluations).

Ces fonds sont essentiels pour l’étude de la présence diplomatique française à l’étranger et pour replacer les trajectoires individuelles dans le cadre de l’histoire administrative et internationale de la période.


Fonds départementaux

Archives départementales de la Mayenne

Les archives conservées en Mayenne concernent principalement la branche médiévale et moderne établie à Jublains, ainsi que les terres originelles des Escotais.
Elles contiennent notamment le cartulaire de l’abbaye d’Evron qui comporte la première mention écrire retrouvée à date et consultable de la famille (XIIIe siècle).
Ces documents sont essentiels pour l’étude de la branche aînée et pour la compréhension de l’implantation initiale de la famille dans le Bas-Maine.


Archives départementales d’Indre-et-Loire

Ce fonds constitue l’un des ensembles les plus structurés concernant la branche cadette devenue comtale et aujourd’hui subsistante en filiation masculine. Nombre de documents confisqués lors de la révolution française y sont ici conservés.

Il comprend notamment
– les actes de catholicité de la famille au XVIIIe siècle ;
– les titres de propriété saisis lors de la Révolution ;
– les archives administratives du comté des Escotais (livres de comptes, recettes et dépenses, baux ruraux, gestion des domaines) saisies lors de la Révolution ;
– les inventaires de la saisie des biens comme biens nationaux pendant la Révolution.

Ces archives permettent une analyse fine de la gestion économique et territoriale du comté aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.


Archives départementales de la Sarthe

Ces fonds concernent principalement la période entre le XVIe et XVIIe siècle de l’histoire de la famille quand elle était établie au château de la Chevalerie à Parigné le Polin. On y retrouve notamment les premiers actes de catholicité de la famille et les premiers actes notariés originaux.


Archives départementales de la Marne

Pièces diverses concernant les états de service militaire de Charles Anne Louis Roland des Escotais (3e comte des Escotais) à la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle.


Archives départementales des Yvelines

Les fonds conservés dans les Yvelines concernent principalement la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. Elles concernent notamment Marie Louise de Plas, épouse de Louis, comte des Escotais, et dame pour accompagner Madame Sophie et Madame Victoire. Elle vivait à la Cour de Versailles et y est resté pendant la révolution et les années qui ont suivi.
On y trouve notamment des dossiers de séquestre, des pièces relatives aux listes d’émigrés et des actes notariés divers.


Archives départementales de Gironde

Les fonds conservés dans la Gironde concernent principalement la période contemporaine et ne sont pas exposés ici, par souci de respect de la vie privée des membres actuels de la famille.


Fonds municipaux

Archives municipales de Paris

Ces archives contiennent principalement des documents d’état civil de la famille datant du XVIIIe et XIXe siècle.

Archives municipales de Bordeaux

Ces archivent concernent principalement la famille au XXe siècle et ne sont pas exposés ici, par souci de respect de la vie privée des membres actuels de la famille.


Fonds conservés hors de France

Archives nationales d’Afrique du Sud (Cape Town)

Ces archives concernent principalement la période de l’émigration de la famille au tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.

On y trouve :
– des documents administratifs relatifs à la résidence et aux fonctions consulaires de Charles Anne Louis Roland des Escotais (3e comte);
– des actes notariés locaux et des actes de catholicité (donations, contrats).
Ces fonds sont importants pour documenter la dimension extra-européenne de l’histoire familiale.


Archives et bibliothèques britanniques

Plusieurs documents relatifs à la famille sont conservés au Royaume-Uni, notamment :
– des actes d’état civil et paroissiaux (mariages, baptêmes, sépultures) ;
– des documents liés à l’émigration et aux séjours prolongés à Londres ;
– des références dans la presse et les archives administratives britanniques.


Archives nationales de Malte

Les différentes preuves de noblesse de la famille pour être admises dans l’ordre de Saint Jean de Jérusalem (appelé aujourd’hui ordre de Malte).


Fonds privés et collections particulières

Fonds familiaux

Plusieurs ensembles d’archives privées subsistent, parfois sous forme fragmentaire :
– correspondances ;
– copies d’actes anciens ;
– iconographie (portraits, plans, photographies).


Organisation du site

Les archives présentées sur ce site sont organisées selon plusieurs logiques complémentaires :
par fonds de conservation, afin de respecter l’origine archivistique des documents ;
par personnes, afin de faciliter l’étude prosopographique et biographique ;
par ensembles thématiques, proposant des parcours de lecture guidés.

Cette organisation vise à permettre à la fois une consultation scientifique et une lecture transversale adaptée aux différents usages de la recherche historique.